 Conférence
nationale sur le Programme d'accueil 2005
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[ Section 3 ] Ateliers
Séance 3
Atelier 3A – Comment tirer profit des groupes : une étude
sur les modèles de groupes d’accueil en Ontario.
Animatrices :
Gillian Kerr, RealWorld Systems, Ontario
Anne Simard, RealWorld Systems, Ontario
Résumé de l’atelier :
Cet atelier demandait aux participants d’évaluer les avantages
et les inconvénients des modèles de services de groupe.
CIC Ontario a demandé à RealWorld Systems d’étudier
des modèles novateurs de services d’accueil en groupe; la
collecte de données s’est terminée en février
2005. Tous les organismes ontariens offrant des services d’accueil
ont été interrogés, et les groupes les plus prometteurs
sont observés en action.
Les chercheurs ont présenté leurs résultats et
recommandations préliminaires. Les commentaires recueillis lors
de l’atelier ont aidé à préparer le rapport
qui sera présenté en mars, aux organismes ontariens offrant
des services d’accueil, à des fins de consultation.
Voici quelques questions qui ont été traitées pendant
l’atelier :
- Les programmes d’accueil doivent-ils offrir plus d’activités
de groupe?
- Quand les cercles de conversation en anglais sont-ils appropriés?
- Quels sont les conseils importants obtenus des fournisseurs de services
qui font le jumelage de nouveaux arrivants et de bénévoles.
- Pour les réfugiés et les jeunes, est-ce que les groupes
sont plus appropriés que les jumelages individuels?
- Comment les fournisseurs de services d’accueil peuvent-ils évaluer
l’efficacité de leurs groupes?
Contexte :
Les groupes de toutes sortes sont un phénomène commun
au sein des programmes d’accueil de l’Ontario. Pourtant, il
existe peu de données qui puissent indiquer la ou les structures
de groupe les plus efficaces. Cela se complique davantage en raison du
nombre de priorités et d’objectifs liés au programme.
Les animatrices ont recommandé que l’objectif de base du
Programme d’accueil soit ainsi défini : aider les nouveaux
arrivants à établir des liens avec divers réseaux
sociaux dans la communauté d’accueil. Toutes les activités
(cercles de conversation anglaise, mobilisation de bénévoles
pour faciliter l’établissement, etc.) pourraient par la suite
être évaluées afin de déterminer la mesure
dans laquelle elles répondent à cet objectif; celles qui
n’y répondent pas ne devraient plus être chapeautées
par le Programme d’accueil, quoiqu’elles puissent tout de
même être financées par d’autres programmes d’établissement.
Discussion :
- Le Programme d’accueil joue un rôle de soutien auprès
de deux grands types de réseaux sociaux, soit ceux qui contribuent
à fournir un soutien social aux personnes similairement désavantagées,
et ceux qui établissent des liens avec la société
dans son ensemble.
- Le Programme d’accueil devrait être axé surtout
sur l’établissement de liens avec l’ensemble de la
société, mais certains groupes (surtout les réfugiés
nouvellement arrivés) peuvent tirer profit d’une aide initiale
pour établir le contact avec leur propre communauté ethnoculturelle.
- Les nouveaux arrivants ont des besoins et des intérêts
particuliers auxquels le Programme d’accueil peut répondre
(p. ex. pratique de l’anglais, magasinage, loisirs, découverte
du Canada). Le défi de l’organisme consiste à tenir
ses promesses tout en bâtissant des réseaux sociaux.
- Les modèles de groupes d’accueil devraient recueillir
des indicateurs de succès à court terme afin de s’assurer
qu’ils respectent le mandat du Programme d’accueil. Indicateurs
suggérés :
- Nombre et type de liens sociaux créés grâce
aux activités d’accueil, tant pour les nouveaux arrivants
que pour les bénévoles
- Participation des nouveaux arrivants aux événements
et organismes communautaires (p. ex. comme bénévoles)
tant à l’intérieur de leurs groupes ethnoculturels
qu’à l’extérieur
- Niveau de satisfaction des nouveaux arrivants à l’égard
de leurs contacts sociaux
- CIC devrait clarifier si certains groupes devraient avoir un droit
prioritaire aux services du Programme d’accueil, par exemple les
réfugiés dans les communautés où ils se
trouvent.
- Il y a beaucoup de place pour la souplesse et l’innovation.
Les groupes peuvent participer à une foule d’activités
à condition que les participants bâtissent des réseaux
sociaux.
Une étude de la documentation et des visites sur place indiquent
que les pratiques suivantes offrent un bon potentiel : (Les programmes
doivent répondre à la plupart des caractéristiques
suivantes, mais pas nécessairement à toutes.)
- Les réunions ont lieu dans des locaux communautaires et des
espaces publics où se rencontrent des Canadiens.
- Les participants sont encouragés à se réunir
autrement que dans le cadre de réunions formelles (p. ex. en
échangeant leurs numéros de téléphone ou
dans le cadre scolaire).
- Les nouveaux arrivants se voient confier des rôles qui contribuent
au groupe (p. ex. apporter des repas à partager, accueillir des
nouveaux arrivants plus récents).
- Les nouveaux arrivants contribuent à la communauté d’accueil
(p. ex. en faisant du bénévolat dans le cadre d’événements
ou auprès d’organismes communautaires).
- En sortant de leurs groupes d’accueil, les nouveaux arrivants
se dirigent vers des groupes naturels viables ou encore ils ont la capacité
d’exploiter leurs contacts indirects.
- Les réfugiés nouvellement arrivés sont d’abord
mis en contact avec leur propre communauté, puis systématiquement
aiguillés vers la communauté dans son ensemble (la
seconde étape est cruciale).
- Pour les cercles de conversation, l’interaction se fait,
la plupart du temps, en petits groupes de cinq personnes ou moins,
et les exercices favorisent l’acculturation et la constitution
de réseaux.
- À mesure que les données des évaluations
sont disponibles, les organismes et CIC devraient partager et reproduire
les pratiques exemplaires. Il peut exister des pratiques plus efficaces
que celles énumérées ci-dessus.
Pratiques douteuses : (Ces pratiques peuvent nuire à la constitution
de réseaux sociaux.)
- Les groupes qui se rencontrent dans des endroits qui isolent les nouveaux
arrivants des quartiers et des communautés d’accueil
- Le dirigeant du groupe (employé ou bénévole)
qui agit comme un « professeur », les nouveaux arrivants
jouent un rôle passif
- Les nouveaux arrivants qui ne rencontrent pas les autres nouveaux
arrivants ou les bénévoles à l’extérieur
du cercle d’activité officiel
- Les groupes de soutien d’accueil dans lesquels les nouveaux
arrivants n’évoluent pas (c.-à-d. que la nouvel
arrivant utilise le groupe comme principale source de soutien social
et y reste pendant des années)
- Les groupes associés aux Cours de langue pour les immigrants
au Canada (CLIC) (les élèves participent aux cercles de
conversation anglaise dans le cadre de leurs CLIC)
- Les groupes ciblant étroitement l’apprentissage et la
pratique de la langue
Les constats et les recommandations tirés de cette étude
seront présentés aux organismes d’accueil ontariens
en mars 2005, et un rapport final comprenant les commentaires des organismes
sera présenté à CIC à la fin de mars.
Recommandations et réponses :
- Le modèle des cercles de conversation anglaise devrait être
utilisé pour s’assurer que les réseaux sociaux sont
constitués pendant la formation linguistique du nouvel arrivant;
il faut également s’assurer que les données sont
recueillies et vérifier comment ceci se produit.
- Établir les cercles de conversation anglaise dans les communautés
entraînera des coûts supplémentaires (personnel,
frais de location).
- Il faut répondre aux besoins des réfugiés au
moyen de services pour les réfugiés. Il peut être
possible d’utiliser des groupes ciblés au sein d’un
organisme plus vaste (p. ex. les cercles de conversation anglaise pour
les groupes de réfugiés pourraient être axés
sur la conversation à des niveaux linguistiques inférieurs,
des sujets d’intérêt pour les réfugiés,
etc. alors que les groupes d’immigrants autonomes pourraient se
concentrer sur la conversation à un niveau plus élevé
et des sujets plus avancés).
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