 Conférence
nationale sur le Programme d'accueil 2005
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[ Section 3 ] Ateliers
Séance 2
Atelier 2C – Programme d’accueil et de soutien pour les
victimes de torture : une étude sur les modèles de service.
Animatrice :
Diane Fisher, Calgary Catholic Immigration Society,
Alberta
Résumé de l’atelier :
On estime qu’il y a plus de 20 millions de réfugiés
partout dans le monde. Le guide de l’ONU indique que 35 % des réfugiés
ont été victimes de torture ou de traumatismes graves. Cette
proportion est considérablement plus élevée si l’on
tient compte des effets secondaires des expériences traumatiques
sur les enfants et les membres de la famille.
Cet atelier a permis aux participants de mieux comprendre les problèmes
et les besoins des personnes qui ont été victimes de torture
ou de traumatismes dans leur pays d’origine ou pendant le processus
de migration. Ils ont pu, grâce à une étude de cas,
découvrir les étapes à suivre pour incorporer une
nouvelle composante au Programme d’accueil afin de répondre
aux besoins d’une population en particulier. L’accent a été
mis sur un modèle concret de prestation des services offrant un
soutien aux victimes de torture, qui implique le Programme d’accueil
et les professionnels œuvrant dans la communauté.
Contexte :
L’assemblée a reçu une vue d’ensemble de la
torture et des statistiques sur le nombre de réfugiés susceptibles
d’avoir été exposés à de telles pratiques.
Cette exposition augmente les risques pour la santé mentale des
survivants et a des répercussions évidentes sur leur capacité
d’établissement et d’adaptation au sein de la nouvelle
communauté. Jusqu’à 15 à 20 % des jumelages
effectués par le Programme d’accueil touchent une personne
qui a été victime de torture ou d’un autre traumatisme.
Les bénévoles doivent savoir reconnaître les signes
et les symptômes de torture et être au courant des ressources
offertes dans la communauté vers lesquelles ils peuvent diriger
leur client du Programme d’accueil.
Discussion :
- Un obstacle évident au traitement du stress lié à
la torture est la méconnaissance régnant dans la communauté.
Les fournisseurs offrant des services aux immigrants, les écoles
et même les médecins ne sont pas très sensibilisés
à cette réalité. Certains médecins ont de
la difficulté à aller au delà des aspects physiques.
- Si un nouvel arrivant est un survivant de la torture, il doit être
aiguillé vers un professionnel. Le bénévole reçoit
de l’information confidentielle qui le renseigne sur les personnes
et les situations auxquelles il a affaire quotidiennement. L’un
des rôles les plus importants que peuvent jouer les bénévoles
est d’offrir une présence et un soutien rassurants au survivant.
Un suivi est effectué auprès des clients et des bénévoles.
- Un volet spécial de formation sur les survivants de la torture
est ajouté pour les bénévoles, puisque la formation
des bénévoles est importante.
Recommandations et réponses :
- Ce modèle touchant les survivants de la torture devrait être
reproduit partout au Canada, tant par le PEAI (Programme d’établissement
et d’adaptation des immigrants) que par les autres fournisseurs
de services du Programme d’accueil.
- Besoin de plus de ressources et de reconnaissance. Les budgets n’ont
guère changé depuis de nombreuses années.
Table des matières
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