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Titre de la section : Conférence nationale sur le Programme d'accueil 2005
Conférence nationale sur le Programme d'accueil 2005

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[ Section 3 ] Ateliers
Séance 1

Atelier 1E – Bien servir les nouveaux arrivants francophones dans notre communauté : les défis, les succès et les tendances futures.

(Un service d'interprétation simultanée était fourni.)

Animateurs :

Luketa M’pindou, Alberta
Lumembo Tshiswaka, Ontario
Lily Mumbana, Ontario
Nancy Léger-Murphy, Nouveau-Brunswick
Christy Dean, Nouveau-Brunswick

Animé par :

Maryse Bermingham

Résumé de l’atelier :

Ce groupe d’experts a donné un aperçu des défis, des succès et des tendances futures dans les services offerts aux nouveaux arrivants francophones dans un contexte minoritaire. Un groupe composé d’intervenants de l’Alberta, de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick a dressé un portrait des enjeux et des services entourant les nouveaux arrivants francophones dans leurs régions respectives.

Les présentateurs ont abordé les questions suivantes : qui sont les nouveaux arrivants francophones et quels défis ont-ils à relever? Quels sont les services et les programmes qui réussissent à répondre à leurs besoins?

Ils ont aussi jeté un coup d’œil sur l’avenir. Quelles sont les futures tendances? Que devons-nous savoir à propos des tendances pour nous permettre de répondre à leurs besoins à l’avenir?

Une discussion animée et interactive a suivi les présentations. Les présentateurs et les participants ont eu la chance de partager des stratégies constructives et de se pencher sur la création de réseaux partout au Canada.

Discussion :

Luketa M’pindou a partagé les résultats d’une étude complétée en 2003 sur l’aspect démographique des immigrants francophones qui soit étaient destinés à l’Alberta, soit avaient migré d’une autre province. Les principales préoccupations des immigrants sont l’emploi, le logement, la langue et l’école. Ils doivent aussi faire face à la différence culturelle et au racisme. Deux services ont été mis en place pour satisfaire les besoins des communautés francophones en Alberta : un à Edmonton (PEAI) et un à Calgary (PEAI et Programme d’accueil). La plupart des initiatives en Alberta sont faites en conjonction avec le Cadre stratégique pour favoriser l’immigration dans les communautés francophones minoritaires. Une stratégie pour attirer et retenir les nouveaux arrivants francophones a été développée par le Sous-comité directeur de l’Alberta en matière d’immigration francophone en Alberta.

Nancy Léger-Murphy a partagé de l’information sur les services offerts présentement à Moncton, au Nouveau-Brunswick. Elle a souligné l’implication de l’Université de Moncton en tant qu’université francophone. Les services comprennent les programmes de Citoyenneté et Immigration Canada. Nancy a aussi fourni de l’information démographique concernant les immigrants qui ont accès aux services (réfugiés vs immigrants indépendants). Moncton compte un tiers de francophones et deux tiers d’anglophones. Nancy a indiqué qu’il y a une bonne rétention des immigrants à Moncton. MAGMA éprouve de la difficulté à trouver des bénévoles qui parlent français pour le Programme d’accueil.

Christy Dean a présenté de l’information sur les services offerts par son organisation. Elle a mentionné que les immigrants francophones ont besoin d’apprendre l’anglais afin de fonctionner dans la communauté. Les principaux obstacles rencontrés par les immigrants sont reliés à l’emploi et à la difficulté de faire reconnaître, au Canada, l’éducation reçue à l’étranger. Il y a aussi une association francophone, une église francophone et un centre communautaire bilingue qui aident les immigrants francophones dans la communauté. Christy a mentionné que les immigrants francophones ne veulent pas envoyer leurs enfants dans les écoles françaises, car ils veulent qu’ils apprennent l’anglais.

Lily Mumbana et Lumembo Tshiswaka ont présenté les résultats d’une étude réalisée par OCASI en décembre 2004. En tout, 160 personnes ont été interrogées. Les principales conclusions ressorties sont le manque de services complets en français, l’importance du leadership de la communauté et l’accroissement de la capacité de la communauté à recevoir les immigrants, le besoin d’un Programme d’accueil pour les jeunes et des recherches approfondies pour faire le lien entre les immigrants et les emplois appropriés. Les tendances futures comprennent le défi de garder des immigrants francophones immergés dans la culture francophone et d’éviter qu’ils deviennent des « francophones anglophones », en accroissant le nombre d’écoles francophones, en reconnaissant la fierté d’être francophone et en s’impliquant davantage au niveau politique. Cela est nécessaire pour augmenter le nombre de francophones à l’extérieur de Montréal, de Toronto et de Vancouver au profit des villes périphériques.

Recommandations et réponses :

Des points similaires sont ressortis des présentations. Tous ont parlé des barrières courantes, soit la recherche d’un emploi approprié, le manque de reconnaissance des acquis à l’étranger, la recherche d’un logement, la langue et le racisme. Les défis incluent le manque de soutien communautaire et le besoin d’avoir davantage de services en français. Tous les animateurs ont rapporté le fait qu’à l’étranger, les immigrants reçoivent de l’information erronée concernant l’usage du français au Canada. Selon l’information qui leur est fournie, ils croient que le français est utilisé partout au Canada, qu’une famille francophone va les aider à leur arrivée, et que les services sont disponibles en français partout. Ils ont rapporté que l’anglais est essentiel pour fonctionner à l’extérieur du Québec, et que les communautés francophones installées de longue date devraient accueillir davantage les francophones provenant des autres pays. Le mouvement des immigrants francophones vers d’autres centres que celui où ils étaient destinés est habituellement relié à la recherche d’emploi ou pour apprendre l’anglais. Le Nouveau-Brunswick semble retenir davantage les familles, tandis que les célibataires sont plus portés à quitter la province. Le soutien communautaire semble aussi être un facteur facilitant l’établissement des immigrants francophones dans certaines communautés en particulier.

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