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L'initiative sur le secteur bénévole : Projet d'établissement

Initiatives nationales



Cadre national relatif aux normes et aux services d’établissement

Section 5
Profil et reconnaissance du secteur des services d’établissement

Conclusion

Profil et reconnaissance du secteur des services d’établissement

Il se dégage des réponses fournies par les organismes interrogés le sentiment général que le secteur de l’établissement n’est pas aussi visible et reconnu qu’il pourrait ou devrait l’être. L’idée d’un éventuel organisme national de coordination a été envisagée. Une faible majorité de répondants au questionnaire est satisfaite du degré actuel d’extension aux nouveaux immigrants et aux réfugiés pour les informer au sujet des services d’établissement, mais plus de la moitié des répondants ne sont pas satisfaits du niveau de collaboration actuel avec les autres secteurs.

Ils estiment en majorité que le secteur de l’établissement doit défendre davantage sa cause auprès des politiciens et des différents ordres de gouvernement afin d’obtenir la légitimité et un soutien financier. L’adoption de normes contribuerait à donner au secteur la crédibilité qui lui assurerait une reconnaissance dans le secteur des services sociaux.

Un renforcement du profil et de la reconnaissance du secteur de l’établissement vise plusieurs objectifs, notamment :

  1. Légitimiser et institutionnaliser les services d’établissement au même titre que le travail social ou d’autres services sociaux.
  2. Informer le Canadien moyen de l’impact énorme que le secteur produit sur la société canadienne et les avantages d’avoir des immigrants bien adaptés.
  3. Démontrer les bienfaits de l’immigration pour le Canada.
  4. Accroître la sensibilisation et l'acceptation du secteur de l’établissement auprès des Canadiens et des Canadiennes et augmenter le bénévolat dans ce secteur.
  5. Améliorer la communication entre les intervenants en établissement et les autres fournisseurs de services sociaux, ainsi qu’avec des professions connexes.
  6. Améliorer la perception des gouvernements (de tous ordres, et les décideurs de l’immigration en particulier) en ce qui concerne l’importance du rôle des intervenants en établissement dans l’adaptation et l’intégration des nouveaux venus.
  7. Attirer des professionnels hautement qualifiés afin que leurs talents et leurs capacités puissent profiter au secteur de l’établissement.

Les principales cibles pour renforcer la visibilité du secteur sont les suivantes :

  1. Les fournisseurs de services sociaux, les organisations de lutte contre le racisme et les groupes de promotion de la justice sociale.
  2. Les syndicats, les employeurs et les associations d’employeurs.
  3. Les gouvernements de tous ordres, les députés et les assemblées législatives provinciales.
  4. Le secteur des soins de santé, les éducateurs, les avocats, les services policiers, etc.
  5. Le grand public, à l’aide entre autres des médias de masse.

Bien que la majorité des répondants conviennent de la nécessité de créer un organisme national chargé des questions relatives à l’établissement dans le but de rehausser le profil et le soutien du secteur de l’établissement, ceux qui sont en faveur soulèvent également un certain nombre de préoccupations. Ces préoccupations incluent un plus grand contrôle bureaucratique, un chevauchement de rôle possible entre le Conseil canadien pour les réfugiés et les groupes de coordination provinciaux, ainsi qu’un détournement des ressources limitées au détriment des services directs. On s’interroge aussi sur le mandat, les pouvoirs et la nature d’un tel organisme, son inclusivité et son utilité pour les centres plus petits. D’autres répondants ont mentionné le besoin de créer une association professionnelle des travailleurs de l’établissement. De toute évidence, le débat doit se poursuivre sur le concept fondamental et les paramètres d’un organisme national de ce type.

Indépendamment de la création d’une nouvelle structure, le secteur de l’établissement pourrait aussi envisager d’autres moyens efficaces de rehausser le profil et la reconnaissance du secteur de l’établissement. Certaines organisations utilisent déjà des bulletins, des sites Web, des médias de masse et d’autres moyens pratiques pour faire connaître les fournisseurs de services d’établissement au sein de la collectivité locale. Parallèlement, on pourrait aussi envisager de peaufiner les outils existants et de s’en servir pour joindre des groupes ou des secteurs particuliers et conclure des partenariats avec d’autres secteurs. Pour devenir visible et reconnu toutefois, le secteur de l’établissement devra se doter d’une vision claire et d’une stratégie par le biais d’efforts concertés et soutenus.

Conclusion

Au stade de développement actuel du secteur de l’établissement, une discussion sur les normes contribue à créer un engagement envers des valeurs et des principes communs, un vocabulaire commun et une plus grande cohésion dans le secteur. Il semble approprié de proposer des normes auxquelles les organismes sont libres d’adhérer ou qu’ils peuvent utiliser comme outil pour améliorer leurs opérations, ainsi que pour créer des termes communs et une plus grande uniformité dans le secteur.

Un certain nombre de mesures concrètes peuvent être prises à court terme par le secteur des services d’établissement, entre autres :

  • établir des indicateurs d’établissement à court, à moyen et à long termes pour mesurer et évaluer les résultats, à l’aide des critères de sélection proposés dans le document;
  • envisager les répercussions sur les plans de la formation et des ressources humaines et financières qu’entraînerait l’adoption de compétences essentielles minimales pour les conseillers en établissement;
  • examiner les compétences essentielles pour d’autres postes clés du secteur de l’établissement, regroupés par catégorie à l’annexe C;
  • mener une étude de faisabilité en vue de l’établissement de normes de service minimales dans le secteur de l’établissement au Canada, en évaluant notamment les répercussions humaines et financières, la création de capacités pour les organisations, la charge de travail, le temps à consacrer aux services directs et administratifs ainsi que les droits d’accès des clients aux services d’établissement.

Il y a des organismes disposés à expérimenter le processus en vue de déterminer le niveau de ressources et le temps requis pour faire adopter les compétences essentielles des intervenants ainsi que des normes minimales de programme et organisationnelles. Un projet pilote de ce genre confirmerait la faisabilité de l’entreprise et indiquerait les ressources requises pour mettre en œuvre un cadre redditionnel et des normes dans le secteur des services d’établissement.

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