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L'initiative sur le secteur bénévole : Projet d'établissement

Initiatives nationales



Atelier 3F – Bâtir des réseaux de soutien pour les réfugiés ayant des besoins spéciaux : Programme d'aide conjointe (PAC)

Présentatrices

Diane Dicks (Vision mondiale Canada, Ontario), Elaine Harder (Mennonite Central Committee, Saskatchewan), Mary Williamson (Cross Cultural Learner Centre, Ontario) et Barbara Treviranus (Refugee Sponsorship Training Program, Ontario)

Modératrice

Diane Fisher

Objectifs

Examiner la complexité croissante du réétablissement des réfugiés ayant des besoins spéciaux et l'impact du Programme d'aide conjointe (PAC); échanger des idées sur les partenariats et les pratiques d'établissement efficaces pour les réfugiés ayant des besoins spéciaux.

Résumé

Des renseignements à jour sur le PAC et sur ses bienfaits ont été donnés. Des discussions ont eu lieu sur les partenariats et les pratiques d'établissement efficaces pour les réfugiés ayant des besoins spéciaux, et des idées ont été échangées sur le sujet. Le PAC aide les réfugiés considérés comme ayant des besoins spéciaux à se réétablir au Canada. Ces réfugiés ont besoin de plus de 12 mois pour s'établir, ainsi que de plus d'aide que celle fournie par le gouvernement ou découlant d'un parrainage par le secteur privé. Les situations personnelles suivantes peuvent exister :

  • une grande famille ou un type de famille inhabituel;
  • un traumatisme résultant d'actes de violence ou de torture;
  • des troubles médicaux ou des déficiences;
  • les effets de la discrimination systémique.

La Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés interdit maintenant qu'un réfugié soit refusé parce que son état de santé risque d'entraîner un « fardeau excessif » pour le système de santé canadien. Les réfugiés considérés comme étant vulnérables n'ont plus à faire la preuve de leur capacité de s'établir eux-mêmes au Canada. Ces changements reflètent l'objectif humanitaire du réétablissement des réfugiés. Le PAC compte en conséquence davantage de réfugiés âgés et de réfugiés ayant très peu d'instruction ou de connaissances de base et ayant des besoins plus grands en santé physique et mentale.

Les réfugiés qui ont des besoins spéciaux sont réétablis dans le cadre du PAC. L'aide qui leur est apportée est différente de celle offerte aux autres réfugiés recevant du soutien du gouvernement sur deux plans :

  • CIC offre du soutien pendant une période maximale de 24 mois (au besoin) dans le cadre du Programme d'aide au réétablissement (PAR);
  • les réfugiés sont jumelés à un groupe de répondants bénévoles qui s'engage, par contrat (habituellement d'une durée de 24 mois), à fournir des conseils, un soutien moral et psychologique et de l'aide en vue de l'établissement. Il s'agit des groupes constitutifs des signataires d'entente de parrainage (SAP).

Voici les différentes étapes du PAC :

  • identification du réfugié;
  • jumelage, engagement de parrainage et préparatifs de l'arrivée;
  • arrivée, accueil et orientation;
  • transition vers le lieu d'hébergement permanent;
  • période d'établissement de 24 mois;
  • intégration à long terme.

Les participants ont été invités à former trois groupes composés de membres du personnel de l'établissement, de représentants du gouvernement, notamment de CIC, et de répondants. Chaque groupe a discuté d'une étude de cas différente, après quoi il a fait rapport sur les mesures qui permettraient d'améliorer le parrainage dans des cas similaires. Quelles recommandations aimerait-il faire aux fonctionnaires? Chaque groupe devait notamment répondre aux questions suivantes :

  • De quoi cette famille a-t-elle besoin?
  • Qui sont les partenaires, les fournisseurs de services ou les organismes communautaires qui devraient être mis à contribution?
  • Quelles ressources additionnelles seront nécessaires (moyens de déplacement, prothèses, santé, santé mentale, aide supplémentaire en vue de l'établissement [langue, aptitudes aux actes élémentaires de la vie quotidienne, éducation des enfants, etc.] et ressources financières)?
  • D'où ces ressources proviendront-elles ou devraient-elles provenir?
  • Où sont les lacunes?
  • Quelles réponses apportez-vous?

Voici certaines des idées générées par les petits groupes de discussion :

  • Groupe 1 : Les rapports entre le répondant et le fournisseur de services devraient être plus nombreux avant l'arrivée. L'orientation préalable à l'arrivée devrait aussi être améliorée si des ressources sont disponibles à cette fin. Une évaluation complète des besoins de la famille devrait être effectuée; cette évaluation devrait déterminer les démarches subséquentes. Nous devons régler la question de la confidentialité et reconnaître les répercussions des traumatismes. Nous devons également combler les besoins en matière d'alphabétisation. Le bureau des visas devrait être informé officiellement de toutes les mesures prises. De l'information sur le VIH est transmise dans le cadre du PAR.
  • Groupe 2 : Nous devons établir un dialogue avec les bureaux à l'étranger afin que ceux-ci comprennent l'impact des besoins spéciaux. Nous devons savoir qu'une personne a des besoins spéciaux dès son arrivée. Tous les centres d'accueil devraient être accessibles et mettre des fauteuils roulants à la disposition des visiteurs.
  • Groupe 3 : Il faut que les traducteurs soient conscients de l'importance de la confidentialité. Des fonds devraient être alloués aux services liés aux traumatismes. Nous devrions clarifier la notion de divulgation et les obligations afférentes. Nous devons compter sur les organismes de soutien au sein de la communauté si cela est possible. Nous devons également transmettre de l'information sur le VIH et sensibiliser davantage les gens à cette question. Nous devons aussi veiller à orienter les réfugiés vers des destinations à l'intérieur du Canada qui leur conviennent. L'information devrait être transmise aux représentants du secteur de l'établissement.

Les recommandations qui suivent sont inspirées des recommandations visant le renforcement et l'amélioration du soutien offert aux réfugiés ayant des besoins spéciaux.

Recommandations

Étant donné que la LIPR facilite l'arrivée au Canada de réfugiés ayant des besoins spéciaux ou considérables grâce au PAC :

  1. CIC devrait élaborer, avec chaque province, des politiques et des procédures relatives aux réfugiés ayant des besoins spéciaux, concernant, par exemple, les services de santé et les régimes de soutien.
  2. Nous devrions mettre au point une méthode qui assurerait la communication de tous les détails concernant les besoins spéciaux entre les bureaux des visas, les centres de jumelage, les SEP, le bureau de CIC local, le PAR et les FS et résoudrait les problèmes existants au regard de la protection de la vie privée.
  3. Nous devrions revoir les exigences et les procédures en matière de « confidentialité » des renseignements concernant les besoins et les problèmes médicaux et de santé spéciaux afin de nous assurer que tous les partenaires sont visés.
  4. Les services d'orientation offerts dans le cadre du PAR devraient inclure un exposé sur la santé portant notamment sur le VIH/sida.
  5. Les centres d'accueil du PAR devraient être accessibles à tous et des fauteuils roulants devraient y être mis à la disposition des visiteurs.
  6. CIC devrait veiller à ce que le PAR, les FS et les autres organismes du secteur de l'établissement comprennent et reconnaissent le rôle des groupes de parrainage dans l'établissement des réfugiés ayant des besoins spéciaux.

Table des matières