Atelier 2F – Établissement et intégration : hier
et aujourd'hui
Présentateurs
Loly Rico (Conseil canadien pour les réfugiés, Ontario),
Kemi Jacobs (Conseil canadien pour les réfugiés, Ontario)
et Sherman Chan (MOSAIC, Colombie-Britannique)
Modératrice
Martha Bendiner
Objectifs
Voir comment l'évolution des politiques d'immigration a influé
sur l'établissement au Canada; examiner comment les organismes
régionaux et nationaux s'occupant d'établissement se sont
adaptés aux besoins changeants des nouveaux arrivants; aborder
les défis actuels de l'immigration.
Résumé
Les présentateurs ont donné un aperçu historique
des politiques d'immigration et ont remis un document aux participants.
Les politiques et les défis suivants ont des répercussions
sur les réfugiés et les immigrants d'aujourd'hui :
- la LIPR et l'absence de section d'appel;
- le projet de loi C-36;
- la guerre contre le terrorisme et l'accent mis sur la sécurité;
- l'Entente sur les tiers pays sûrs;
- le délai nécessaire à la réunification
des familles au moyen du parrainage;
- l'accès aux professions et aux métiers;
- le racisme;
- le sentiment anti-immigrant et anti-réfugié;
- l'écart entre le secteur de l'établissement et le secteur
de l'emploi;
- la politique linguistique de 1993.
Dans le cadre d'une analyse de l'environnement, les participants ont
mis en évidence les défis actuels et les répercussions
positives sur les services d'établissement. Les répercussions
positives suivantes ont été relevées :
- dialogue ouvert sur la reconnaissance des compétences et démarches
initiales;
- accessibilité à une plus grande quantité de renseignements
grâce aux progrès technologiques;
- réalisation d'un plus grand nombre de recherches (cela n'est
cependant pas encore suffisant);
- programmes combinés qui répondent à la fois aux
besoins en matière linguistique et en matière d'emploi;
- réflexion globale;
- plus de programmes pour les immigrants et les réfugiés;
- diversité du secteur de l'établissement;
- formation professionnelle des travailleurs de l'établissement;
- changements apportés aux critères sanitaires applicables
à ceux qui veulent immigrer au Canada (en particulier la non-application
du critère relatif au fardeau aux réfugiés);
- financement pluriannuel;
- création d'indicateurs des résultats;
- reconnaissance des normes de service;
- création de réseaux nationaux et organisation de conférences
nationales;
- plus de partenariats au sein de différentes communautés
afin de répondre aux besoins des immigrants.
Les points négatifs suivants ont cependant été constatés :
- nécessité d'informer davantage le public au sujet des
compétences que les immigrants apportent avec eux et des dures
réalités auxquelles ils sont confrontés;
- services sociaux limités;
- besoin de formation des immigrants afin qu'ils puissent tirer profit
des techniques de pointe et avoir accès à de l'information;
- temps nécessaire pour changer les politiques;
- moins d'argent pour les services;
- plus de temps est consacré à faire les comptes qu'à
fournir des services;
- heures de cours d'ALS limitées et longues listes d'attente;
- les critères d'admissibilité aux cours d'ALS excluent
de nombreuses personnes;
- les critères d'admissibilité varient d'une province
à l'autre, tout comme les types de services offerts;
- manque d'uniformité et de cohérence – une personne
peut travailler comme infirmière dans une province, mais pas
dans une autre;
- les organismes responsables doivent conclure plus de partenariats
à cause des limites touchant les cours d'ALS offerts par le fédéral
et les provinces;
- absence de reconnaissance des titres de compétence acquis à
l'étranger;
- formules de financement variant d'une province à l'autre;
- absence de consensus au sein des différents ministères
et ordres de gouvernement;
- le financement sur la base d'un système de DP concurrentiel
fait en sorte que les personnes qui ont de l'expérience dans
la fourniture de services ne sont pas nécessairement celles qui
reçoivent des fonds, car le financement est accordé aux
personnes qui demandent le prix le plus bas; ainsi, le secteur privé
reçoit plus d'argent pour offrir des services, ce qui froisse
les immigrants;
- temps nécessaire pour être admis au Canada lorsqu'on
vient de certains pays ou pour parrainer les membres de sa famille;
- manque d'infrastructures;
- manque de logements pour les immigrants et les réfugiés;
- les actions ne sont pas toujours soutenues, de sorte que des organismes
d'établissement ne sont pas en mesure de faire valoir les besoins
de leurs clients.
Recommandations
- Nous devons nous attaquer à l'absence de normes cohérentes
et uniformes et évaluer comment les normes varient d'une province
à l'autre.
- L'admissibilité et l'accès aux programmes de langues,
aux programmes d'emploi, aux écoles et aux établissements
varient. Il faut donc que les employeurs, les écoles, les organismes
provinciaux de réglementation professionnelle, les gouvernements
fédéral et provinciaux, les ONG, les fournisseurs de services
communautaires, etc., poursuivent le dialogue.
- Il est vrai que l'on semble de plus en plus répondre aux besoins
des immigrants et des réfugiés, mais il est important
de ne pas oublier leurs besoins en matière d'intégration
sociale. Il faut maintenir un juste équilibre entre les besoins
sociaux ou linguistiques et les besoins en matière d'emploi,
car ils sont aussi importants les uns que les autres.
- Nous devons échanger des renseignements et mettre en commun
nos pratiques à l'échelle nationale.
Table
des matières
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