Atelier 1B – Intégration des immigrants francophones hors
Québec : défis et perspectives (atelier sur les politiques)
Présentateurs
Pierre Dadjo (Conseil économique et social d'Ottawa-Carleton,
Ontario), Ginette Gratton (consultante en communications, Ontario), Sévérin
N'dema-Moussa (Conseil pour l'Intégration des Francophones minorités
raciales, Ontario) et Tharcisse Ntakibirora (Centre communautaire régional
de London, Ontario)
Modérateur
Jean Séguin
Objectifs
Exposer les pratiques provinciales hors Québec et sensibiliser
les organisations desservant les immigrants; explorer la pertinence de
fournir les services conformément à la Loi sur les langues
officielles et à la Charte des droits et libertés;
amorcer une étude de l'immigration francophone à l'extérieur
du Québec.
Résumé
Les quatre présentateurs, qui venaient de l'Ontario, ont traité
de l'éducation, de la communication, du système judiciaire,
de la communauté, de l'économie et des défis et perspectives
concernant les immigrants francophones qui forment une minorité
visible à l'extérieur du Québec. Les points suivants
ont été discutés :
- Le programme doit être modifié pour inclure des renseignements
sur la main-d'œuvre, probablement par l'entremise de bénévoles.
- Il est difficile d'inscrire des jeunes appartenant à la minorité
visible francophone à des programmes parascolaires.
- L'éducation coûte cher.
- Nos communications devraient avoir pour objectif de changer les perceptions
et de promouvoir la langue française auprès de la population.
Le but visé devrait être la conversion.
- L'intégration des familles inclut l'intégration des
enfants au moyen du système d'éducation.
- Nous devrions reconnaître que les minorités visibles
francophones ont le même droit à des services.
- Les clients ne savent pas avec précision qui devraient les
aider.
- CIC ne cible pas suffisamment les minorités visibles francophones.
- Trouver du travail constitue un défi pour ceux qui s'établissent
dans la communauté anglophone.
- De nombreux clients ont fait l'objet de discrimination.
- Il est difficile de trouver des personnes prêtes à parrainer
des familles.
- Nous devrions reconnaître la différence qui existe entre
la culture de la communauté et la culture publique.
- La communauté est basée sur l'intérêt personnel
des individus; la culture publique est tributaire des groupes. La justice
publique englobe l'élaboration des politiques, les programmes
et la responsabilité.
- Nous devrions reconnaître la ségrégation qui existe
entre les francophones appartenant à une minorité visible
et la communauté francophone en général.
- L'intégration économique aide les immigrants jusqu'à
ce qu'ils atteignent l'indépendance économique.
- Nous avons besoin de centres d'accueil francophones. Nous devrions
nous inspirer de ce qui a été fait à cet égard
au Manitoba.
Recommandations
- Étant donné que les immigrants sont le plus souvent
sélectionnés et recrutés en fonction de leur connaissance
de l'une des deux langues officielles et que notre pays a deux langues
officielles, il est recommandé que le statut linguistique des
immigrants francophones soit évalué après leur
arrivée au Canada.
- En conformité avec la Loi sur les langues officielles et
la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés
, qui exigent que le ministère responsable de leur application
contribue au développement et au soutien de la vitalité
des communautés de langue officielle en situation minoritaire,
il est recommandé :
- que les autorités fédérales établissent
des plans d'action qui tiennent compte des futurs besoins de la
francophonie et des immigrants francophones et de la manière
dont ces plans seront mis en œuvre (par plusieurs ministères);
- que des ententes fédérales-provinciales et fédérales-territoriales
soient signées afin que des mesures concrètes coordonnées
soient prises pour répondre aux besoins des immigrants en
matière d'accueil et d'intégration;
- que des ressources soient allouées aux communautés
en conformité avec les plans d'action afin de faciliter l'accueil,
l'établissement et l'intégration des nouveaux arrivants,
dans le contexte de la régionalisation de l'immigration.
Cette recommandation a trait aux outils de développement
et à l'encadrement qui permettent aux immigrants de prendre
le contrôle de leur vie, à la fois sur le plan professionnel
et sur le plan économique.
- L'immigration francophone est une nouvelle réalité pour
les personnes d'origine française. Dans le but de faciliter la
participation de cette communauté au processus d'accueil, d'établissement
et d'intégration des nouveaux arrivants, il est recommandé
que des initiatives en matière de communication et de promotion
visant à donner une image positive des immigrants et à
illustrer leurs contributions soient élaborées et soient
largement diffusées. À cette fin, il est recommandé
également que l'année 2005 soit déclarée
l'année de l'intégration des immigrants, dont l'un des
aspects devrait être l'immigration francophone dans les communautés
en situation minoritaire.
- Cadre de responsabilisation en ce qui concerne les recommandations
- Le gouvernement du Canada doit exiger des comptes de Patrimoine
canadien comme il le fait déjà en ce qui concerne
l'application de la Loi sur les langues officielles.
- Un rapport sur les objectifs atteints et sur les initiatives de
Citoyenneté et Immigration Canada et des communautés
en situation minoritaire devrait être publié chaque
année.
Table
des matières
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