Réunion thématique A – Santé
Description de la réunion
Fournir l'occasion de créer des réseaux et de débattre
de questions relatives à la santé.
Animatrice
Sarah Bowen, chercheuse en santé communautaire, Welcome Place
Résumé
Le groupe voulait discuter des sujets suivants :
- répondre aux besoins des nouveaux arrivants en matière
de santé;
- cerner certains des problèmes existant en matière de
santé et examiner la manière dont ils sont traités;
- les modèles de traitement des problèmes en matière
de santé;
- déterminer les services de santé disponibles;
- les soins de première ligne et la santé mentale.
Questions clés :
- problèmes particuliers en matière de santé –
santé mentale;
- facteurs déterminants en matière de santé;
- coordination des services;
- barrières – barrières à l'entrée,
linguistiques, organisationnelles et systémiques; programmes
de prévention; pénurie de fournisseurs de soins de première
ligne.
Modèles en matière de santé :
- trois modèles seront examinés plus en profondeur dans
le cadre de l'atelier sur la santé;
- survivants de la torture;
- réunification des familles.
Questions économiques :
- le fait que les nouveaux arrivants n'ont droit au régime de
santé provincial que trois mois après leur arrivée
au Canada pose problème.
La santé devrait être la responsabilité de tous,
non seulement des personnes ayant un rôle à jouer dans l'établissement.
Le système de santé n'assume pas la responsabilité
de la santé des réfugiés et en laisse le soin au
secteur de l'établissement. Il devrait en être autrement,
car cette situation crée deux niveaux de soins. L'absence de rapports
entre les services de santé et le secteur de l'établissement
empêche que les problèmes de santé des réfugiés
soient bien pris en compte dans la planification des initiatives et des
politiques.
Langue :
- le gouvernement fédéral devrait se charger de l'interprétation
des services médicaux;
- les étrangers compétents devraient être intégrés
au système afin de participer à la prestation des soins
de santé de première ligne;
- l'accès à des interprètes compétents en
matière de langue et de culture dans le système de santé
et le financement de leurs services sont des éléments
fondamentaux de la fourniture de soins de santé sûrs et
intégrés. Il est bien établi que les barrières
linguistiques ont une incidence néfaste sur les niveaux de vie
et la santé des nouveaux arrivants pendant toute leur vie et
font en sorte que des diagnostics inexacts puissent être posés
et que des soins inappropriés puissent être donnés.
Recommandations
- Un groupe de travail formé de travailleurs compétents
de la santé et de l'établissement ainsi que de représentants
de ministères fédéraux et provinciaux devrait être
créé avec mission d'examiner les besoins en santé
et les lacunes dans les services.
- Les réponses devraient faire partie d'un engagement d'assurer
aux réfugiés des soins de même qualité qu'aux
autres Canadiens. C'est par charité que les réfugiés
ont reçu des services de santé dans le passé. Il
faut reconnaître que, dès leur arrivée, les immigrants
et les réfugiés payent plus de droits et de taxes que
le coût des services d'établissement qu'ils reçoivent.
- Les provinces qui imposent toujours un délai d'attente en ce
qui concerne la protection en matière de santé devraient
être encouragées vivement à l'abolir. Plusieurs
provinces imposent toujours une période d'attente de trois mois
aux résidents permanents.
- Plusieurs problèmes majeurs ont été détectés
au regard du Programme fédéral de santé intérimaire
(PFSI). Il faut s'attaquer aux problèmes suivants :
- les problèmes bureaucratiques qui font actuellement en
sorte que de nombreux fournisseurs de soins n'acceptent pas de clients
qui reçoivent des prestations à cause des difficultés
qu'ils ont eues dans le passé avec le processus d'approbation
préalable, des critères qui sont loin d'être
clairs, des tracas administratifs et du long délai de remboursement
des coûts de leurs services;
- la protection qui est offerte aux réfugiés en cas
d'urgence ne leur permet pas de soigner les blessures physiques
et psychologiques qu'ils peuvent avoir subies. Pour être en
mesure de participer pleinement au processus d'établissement
et pour s'intégrer plus rapidement à la société,
les nouveaux arrivants devraient avoir droit aux services suivants :
- services de santé mentale;
- services de réadaptation;
- dispositifs médicaux;
- assurance des soins dentaires élargie;
- assurance-médicaments élargie.
- Le gouvernement fédéral devrait répondre aux
besoins spéciaux en matière de santé mentale (en
cas de traumatisme ou de torture, par exemple) et assurer le financement
de ces services.
- Il devrait y avoir une approche nationale coordonnée quant
aux solutions à apporter aux barrières linguistiques qui
nuisent à la prestation des soins. Le coût de ces barrières
pour le système de santé et l'ensemble de la société
devrait être reconnu.
- Nous devrions élaborer des stratégies visant la sensibilisation,
la connaissance des différentes cultures et la formation anti-oppression
des fournisseurs de soins. Ces sujets devraient être ajoutés
aux programmes universitaires.
- Les recherches sur la santé des réfugiés et les
questions connexes devraient être soutenues.
- La nécessité de communiquer les résultats des
recherches qui ont déjà été réalisées
aux intervenants concernés devrait être mise en évidence.
- Nous devrions analyser les « coûts-avantages »
de l'utilisation des services d'interprétation en matière
de santé par rapport à ce qu'il en coûte, sur le
plan de la santé, de ne pas les utiliser.
- Nous devrions reconnaître que l'accès à la santé
est un droit universel et que ceux qui ne peuvent jouir de ce droit
à cause de la barrière de la langue ou d'autres obstacles
sont victimes de discrimination, ce qui a des répercussions néfastes
sur leur santé.
- Des normes nationales devraient être établies en matière
de santé et d'établissement.
- Nous devrions accorder une plus grande importance aux questions relatives
à la santé des immigrants et des réfugiés
au cours de la prochaine Conférence sur l'établissement
et au cours de conférences et de forums sur la santé.
- Nous devrions évaluer le financement des programmes d'aide
aux réfugiés et y ajouter les ressources nécessaires
en matière de santé.
Table
des matières
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