Questions et Réponses
Cours de langue de niveau avancé
1. Qu’est-ce que l’initiative des Cours de langue de niveau avancé?
L’initiative des Cours de langue de niveau avancé (CLNA) a été lancée en 2003-2004 afin d’offrir une formation linguistique de niveau plus élevé (Standards linguistiques canadiens [SLC] 7 à 10), y compris des cours axés sur des professions particulières, dans les deux langues officielles du Canada. Les CLNA favoriseront aussi l’accès des immigrants au marché du travail grâce à diverses formes d’aide, comme le mentorat et le placement professionnel.
Les CLNA aideront les immigrants à exploiter leur plein potentiel et à acquérir le sens de l’appartenance en participant pleinement et effectivement à la vie sociale, économique, culturelle et politique du Canada. L’initiative aidera les immigrants à trouver et à conserver plus facilement et rapidement les emplois pour lesquels ils sont qualifiés.
2. Quelle formation sera donnée dans le cadre des CLNA?
Les activités et cours suivants sont prévus :
- Cours de langue de niveau plus élevé, y compris les cours axés sur des professions particulières (correspondant aux niveaux 7 à 10 des SLC/CLB en français ou en anglais) pour aider les immigrants à trouver et à garder un emploi correspondant à leurs qualifications et à leurs compétences;
- Cours de langue (correspondant aux niveaux 1 à 10 du SLC/CLB en français ou en anglais) dans de petits centres [1] qui n’ont pas les infrastructures nécessaires pour donner de la formation (surtout le programme de Cours de langue pour les immigrants au Canada (CLIC);
- Activités d’insertion professionnelle, comme le placement professionnel, le mentorat, l’orientation culturelle en milieu de travail, la préparation aux examens pour obtenir le droit d'exercer une profession, et des stages pour les clients admissibles.
3. Pourquoi les immigrants ont-ils besoin de cours de langue?
Environ 29 % des immigrants âgés de 15 ans et plus ne parlent ni le français ni l’anglais lorsqu’ils arrivent au Canada.
Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) aide les nouveaux immigrants à mieux s’intégrer à la société canadienne au moyen du programme de Cours de langue pour les immigrants au Canada (CLIC). CIC fournit en moyenne 95 M$ chaque année pour la gestion et la prestation des cours de langue de base à quelque 50 000 immigrants d’âge légal de fin de scolarité à l’extérieur du Québec. La formation CLIC est offerte des niveaux 1 à 5 jusqu’au niveau 7 des SLC. Les CLNA fournissent une formation linguistique de niveau plus élevé (niveaux 7 à 10 des SLC), des cours axés sur des professions particulières et de l’aide pour accéder au marché du travail, comme le mentorat et le placement professionnel, dans le but d’aider les immigrants à trouver et à conserver un emploi correspondant à leur expérience et à leurs compétences.
4. Quelle est la demande pour des cours de langue axés sur le marché du travail?
On estime à 45 000 le nombre d’immigrants adultes qui ont besoin de cours de langue de niveau avancé pour mettre pleinement à profit leur potentiel sur le marché du travail.
5. Quand les cours commenceront-ils?
De petits projets ont débuté en janvier 2004 et l’initiative continue à prendre de l’expansion. (Pour voir la liste des projets financés depuis 2003-2004, veuillez consulter integration-net.ca.)
6. De quelle façon les fonds seront-ils attribués?
Le financement des cours de langue de niveau avancé sera accordé en fonction des propositions de projets. Les fonds seront attribués dans le cadre d’ententes avec les intervenants, dont des provinces, des territoires, des organisations non gouvernementales, des établissements d’enseignement, des organisations communautaires et des employeurs.
7. Qui donnera les cours?
Divers intervenants ayant de l’expérience dans la prestation réussie de cours de langue pourront réaliser des projets. Il s’agira notamment de provinces, de territoires, d’employeurs, d’établissements scolaires, de communautés, de fournisseurs de services et d’organisations non gouvernementales.
8. Qui peut suivre un cours de langue de niveau avancé?
Les clients admissibles ont atteint l'âge légal de fin de scolarité dans leur province de résidence et sont :
- des résidents permanents du Canada;
- des personnes protégées aux termes de l'article 95 de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés;
- des personnes ayant présenté une demande de résidence permanente au Canada et qui ont reçu une lettre de Citoyenneté et Immigration les informant de l'approbation initiale de leur demande, qui pourrait faire l'objet d'une évaluation de leur admissibilité.
Les aides familiaux résidants correspondant à la catégorie des aides familiaux résidants ne sont pas admissibles aux CLNA.
9. De quelle façon les immigrants peuvent-ils s’inscrire aux CLNA?
Les projets des CLNA seront mis en œuvre à l’échelle locale. Les fournisseurs de services locaux annonceront ces cours dans leurs collectivités respectives. On invite les immigrants à se renseigner auprès des services d’accueil qui pourront les aiguiller vers des organismes de prestation de services de leur région.
10. En fonction de quels critères les fournisseurs de services choisiront-ils les participants aux CLNA?
Les organisations locales choisissent les participants selon un exercice d’établissement des priorités approuvé et selon les besoins des clients cherchant à accéder au marché du travail. Les fournisseurs de services se fondent sur les critères d’admissibilité des CLNA pour déterminer qui peut participer à l’initiative et de quelle façon les participants peuvent bénéficier des projets et répondre aux besoins du marché du travail de la collectivité locale.
11. Combien d’argent le gouvernement consacre-t-il à cette initiative?
En 2003-2004, CIC a reçu 5 M$ par année pour assurer, dans le cadre de partenariats à frais partagés, l’élaboration et la prestation de cours de langue de niveau avancé, y compris des cours axés sur des professions particulières, à l’intention des immigrants adultes. Le budget fédéral 2004 a accordé 15 M$ supplémentaires par année, pour un total de 20 M$. Les fonds additionnels permettront à CIC de rejoindre jusqu’à 20 000 immigrants par année au cours des cinq prochaines années.
On s’est engagé à évaluer l’initiative en 2006-2007 et en 2009-2010. À ce moment-là, on pourrait envisager d’évaluer les résultats du programme et l’orientation à prendre pour ce type de formation linguistique.
12. Combien d’argent les provinces et les territoires recevront-ils pour les projets liés aux CLNA?
Dans le cadre de l’initiative des CLNA, les objectifs de financement provinciaux et territoriaux sont établis selon une formule fondée sur des variables telles que le nombre d’immigrants destinés à la province ou au territoire, le coût moyen de la formation linguistique par personne, etc.
13. Quels sont les provinces et les territoires qui ont conclu des ententes sur les CLNA?
Afin de créer de meilleurs partenariats, CIC cherche à conclure des partenariats à frais partagés avec les provinces et les territoires dans l’ensemble du Canada. En 2005‑2006, CIC a conclu des ententes de partenariat avec la Colombie‑Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba .
14. Pourquoi n’a-t-on pas financé de projets au Nunavut ou dans les T. N.-O.?
CIC travaille avec des fonctionnaires provinciaux et territoriaux et des représentants du secteur de l’établissement dans toutes les régions afin de s’assurer que les demandes qui remplissent les critères sont présentées par l’ensemble des provinces et territoires.
15. Pourquoi les CLNA ne sont-ils pas disponibles au Québec?
L’initiative des CLNA ne sera pas mise en œuvre au Québec étant donné que, dans cette province, les services d’établissement offerts aux immigrants sont financés dans le cadre de l’Accord Canada-Québec, qui prévoit que le gouvernement du Québec est responsable de toutes les activités liées à l’intégration des immigrants au Québec. Toutefois, CIC continuera à collaborer avec le gouvernement du Québec pour échanger des renseignements ainsi que des pratiques exemplaires à cet égard.
16. De quelle façon les organisations présentent-elles des propositions pour élaborer et dispenser des services de CLNA?
Actuellement, la Colombie-Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba coordonnent les initiatives des CLNA pour leur province respective. Les intervenants de ces provinces ou territoires ont été invités à communiquer avec leur gouvernement provincial ou territorial. Dans les autres provinces et territoires, à l’exception du Québec, les intervenants intéressés doivent répondre à l’appel de propositions de CIC. En règle générale, l’appel de propositions est lancé annuellement sur les sites suivants : integration-net.ca et www.etablissement.org.
Comme les dispositions en matière de financement avec les provinces et territoires peuvent varier d’une année à l’autre, les candidats intéressés peuvent également demander à CIC de l’information sur les modalités d’inscription à l’adresse suivante : ELT-CLNA@cic.gc.ca ou par télécopieur au 1 613 952-7416.
17. Quelle est la différence entre les CLNA et les Cours de langue pour les immigrants au Canada (CLIC)?
La différence tient essentiellement au niveau plus avancé (SLC 7 à 10) et à l’exigence que les initiatives des CLNA offrent un volet de mentorat et de placement professionnel. En outre, les CLIC ont été conçus comme un programme de formation linguistique générale, sans égard aux intentions professionnelles des nouveaux arrivants. Les CLNA visent exclusivement les nouveaux arrivants qui peuvent accéder rapidement au marché du travail canadien. Les CLNA partagent les systèmes de soutien mis sur pied par les CLIC, comme la garde d’enfants et les allocations de transport accordées pour éliminer les préjugés liés au sexe, de même que des installations spéciales à l’intention des personnes handicapées.
18. Pourquoi les contribuables canadiens devraient-ils payer pour que des immigrants puissent suivre des cours de langue?
L’immigration représente actuellement plus de 70 % de la croissance nette de la population active. On prévoit qu’elle constituera le seul facteur de croissance nette de la population active dans un avenir rapproché, et le seul facteur de croissance démographique d’ici les 25 prochaines années. Il est essentiel que le gouvernement tire le meilleur parti possible des talents et compétences des immigrants.
Pour ce faire, le gouvernement du Canada doit s’assurer que les bons mécanismes de soutien sont en place, dont des cours de langue de niveau avancé, qui permettront aux nouveaux arrivants de trouver un emploi correspondant à leurs compétences et à leur expérience.
[1] La définition de petit centre correspond à toute ville canadienne autre que Vancouver, Victoria, Edmonton, Calgary, Winnipeg, Toronto, Ottawa et Halifax. Retour
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